Cécile STROUK Paris
Contact
Publié le 16 mars 2017
La Comédie Bastille accueille une création originale de et avec David Talbot sur les liens qui peuvent se tisser entre humains dans un train, lorsque celui-ci se dirige vers une destination métaphorique.

Parfois, les titres de spectacle laissent sceptique. Ce fut le cas lorsqu’on nous a proposé d’aller voir Train Train à la Comédie Bastille, qui plus est un dimanche soir. La répétition du mot « train » suggérait la perspective d'une comédie mièvre sur le sujet éculé du voyage.

Notre surprise fut donc grande lorsque nous avons compris, dès les premières minutes du spectacle, que le choix au prime abord naïf de ce titre était, en fait, un joli tour de passe passe. Pendant plus de 1h30, nous avons assisté à une création originale, au sens propre comme au sens figuré, sur la vie de 3 femmes réunies par hasard dans un même compartiment en direction de « Destination ». Destination vers où, vers quoi, vers qui ? Nous le découvrons au travers de la relation tripartite qui se créé entre ces personnages, tous plus loufoques les uns que les autres.

D’abord, une « femme » à l’accent italien, aussi grande que hautaine, qui se cache derrière son silence et ses grandes lunettes de soleil (Gaëlle Lebert) ; une femme plus petite, ronde et prolixe, affublée de chaussures de ski, qui attend désespérément la réponse de son « mec » censé la rejoindre (Sandrine Molaro) ; et enfin, une femme fine, décalée et « enceinte » qui vient annoncer au contrôleur du train qu’il est sans doute le père de son enfant et qui, malgré elle, se trouve embarquée dans ce voyage (Aurélie Boquien).

Trois caractères forts confinés dans un compartiment exprimé sur scène par un système de podium - qui détermine d’emblée l'appartenance socio-économique de ces femmes - et un éclairage bien pensé. Durant ce voyage, elles s’acoquinent, s’opposent, se rendent jalouses, s’admirent, se découvrent, se racontent, s’apprivoisent et finalement s’attachent, dans la complexité que suppose le déséquilibre d’un rapport à 3.

Si ces scènes de vie, menées avec un admirable entrain de la part des comédiennes, sont vécues sous nos yeux, elles sont aussi racontées par ce fameux contrôleur de train (qui n’est autre que David Talbot, l’auteur de la pièce). Vêtu de son costume sncf et d’un micro qui lui confère une autorité naturelle teintée d’un humour pince-sans-rire, il introduit les personnages, les commente et parfois, se mêle à eux. Non comme personnage supplémentaire, mais comme miroir de leurs névroses respectives.

Le spectacle file à l’allure d’un trajet qui nous a paru presque trop court tellement il fut divertissant. Mais pas que. Train train interroge aussi et surtout ce qu’il y a de plus complexe dans notre monde : la relation à l’autre.

le 20 mars 2017 à 10:50
De : calabretta0002 Titre : plus de souci Bonjour, Je concède des crédits à toutes personnes en panne financière. Mon offre est limitée à 250000 euros et le taux d’intérêt est de 2,90 %. Suite à mon aide financière, j'octroie sur une durée maximale de 15 ans. Ayant été réellement dans le besoin financier, veuillez me contacter pour une suite conviviale pour l'obtention d'une aide financière. Mon adresse e-mail est la suivante: calabretta00025@gmail.com
le 20 mars 2017 à 10:51
De : calabretta Titre : financement de prêt rapide aux personnes sérieuses Bonjour, Je concède des crédits à toutes personnes en panne financière. Mon offre est limitée à 250000 euros et le taux d’intérêt est de 2,90 %. Suite à mon aide financière, j'octroie sur une durée maximale de 15 ans. Ayant été réellement dans le besoin financier, veuillez me contacter pour une suite conviviale pour l'obtention d'une aide financière. Mon adresse e-mail est la suivante: calabretta00025@gmail.com
Train train
Paris Du 01/01/2017 au 17/04/2017 à Dimanche et lundi à 21h Comédie Bastille 5 rue Nicolas Appert, 75011 Paris Téléphone : 01 48 07 52 07. Site du théâtre  

Train train

de David Talbot

Théâtre
Mise en scène : La compagnie c'est bien agréable
 
Avec : Aurélie Boquien, Gaëlle Lebert, Sandrine Molaro, David Talbot
Durée : 1h40 Photo : © DR