Publié le 27 octobre 2020
Après « Simon la gadouille » voici un texte du même auteur qui explore à nouveau les relations d’écoliers ou de jeunes ados. Sur arrière-fond d’une société en désarroi où les adultes sont corrodés par des peurs. Analytique et touchant.

Lola et Théo, 9 ans, se rencontrent à l'école. Elle est nouvelle. Il est déjà ancré dans le lieu. Tous deux sont enfants de couples qui connaissent la séparation. Lui, il rêve d’être rappeur ; elle, brinqueballée d’école en école, espère entrer en relation pour combler ses manques affectifs. Et ce sera en quelque sorte un coup de foudre pour le gamin.  

Ce duo est dans son monde, dans sa quête d’une vie autre, dans ses affrontements avec les adultes, dans les troubles du désir de l’adolescence. Le texte d’Evans ne raconte pas cette histoire de manière linéaire. Il aime passer du présent au passé, d’un lieu à un autre, des protagonistes aux deux interprètes qui les incarnent, du récit descriptif au dialogue dans l’action, et même de la difficulté qu’éprouve l’auteur à écrire cette histoire.

Il aborde de la sorte une série de problèmes. Celui de la famille d’abord à travers les différends entre les parents, les conflits avec la génération des enfants, leur malaise devant des couples un peu chaotiques. Mais aussi l’inégalité entre femmes et hommes, les filles trop tôt enceintes, le rôle de l’école, le compagnonnage avec un animal domestique, la difficulté à garder un secret, les malentendus entre les gens ordinaires à cause de leur dépit ou de leur précarité.

Justement, les adultes n’ont pas trop envie que les deux enfants se fréquentent. Alors, ça dégénère vite. Les injures fusent à propos des parents des deux. Et le père de Lola finit par menacer Théo s’il continue à harceler sa fille. Alors, par crainte, Théo vient en classe avec un couteau, pour se défendre le cas où. Alors, scandale et perplexité en ces temps de terrorisme latent.

Les rêves s’effritent. Théo est exclu ; Lola partira une fois de plus vers une nouvelle école. Des êtres se quittent, d’autres se retrouvent. Chacun deviendra adulte avec ses souvenirs d’enfance. Devant un tableau noir sur lequel la craie a tracé signes et mots, la pièce dans laquelle Noémie Gantier et Maxence Vandevelde ont interprété avec pétulance tous les rôles, y compris celui du chien, s’arrête, laissant chacun réfléchir à son présent, imaginer son avenir.



Source : www.ruedutheatre.eu Suivez-nous sur twitter : @ruedutheatre et facebook : facebook.com/ruedutheatre
Villeneuve d'Ascq (Lille) - Salle de la Ferme d'En-Haut Du 13/10/2020 au 16/10/2020 à ma 14h 19h me 10h 18h je 10h 14h ve 10h La Rose des Vents Boulevard Van Gogh, Téléphone : 0320 61 96 96. Site du théâtre Réserver   Saint-Quentin en Picardie Le 06/11/2020 à 14h15 19h30 Scène Europe 17 rue Robert Schumann Téléphone : 03 23 62 36 77. Site du théâtre Réserver   Liévin Le 20/11/2020 à 20h Centre Arc-en-Ciel 9, place Gambetta Téléphone : 03 21 44 85 10. Site du théâtre Réserver   Cormeilles en Parisis Le 27/11/2020 à 18h445 Théâtre du Cormier 123 rue de Saint-Germain Téléphone : 01 39 78 68 04. Site du théâtre Réserver  

Si je te mens, tu m'aimes ?

de Robert Alan Evans

dès 10 ans Jeune Public
Mise en scène : Arnaud Anckaert
 
Avec : Noémie Gantier, Maxence Vandevelde

Scènographie Arnaud Anckaert
Création lumière Daniel Lévy
Création musique Benjamin Delvalle, avec Maxence Vandevelde
Création costumes Alexandra Charles
Régie générale Daniel Lévy
Représentant  Casarotto Ramsay & Associates Ltd, Londres.
Administration Mathilde Thiou
Diffusion Matthias Bailleux
Diffusion et accompagnement Camille Bard – 2C2B Prod
Régie générale Alix Weugue
Presse Isabelle Muraour – Zef

Durée : 1h Photo : © Manuela Anckaert  

Production Compagnie Théâtre du Prisme
Coproduction Le Bateau Feu (Dunkerque), La Comédie de Picardie (Amiens), La Rose des vents (Villeneuve d’Ascq), Théâtre Jacques Carat (Cachan), Ville de Saint-Quentin, EPCC La Barcarolle
Soutiens : Festival Prise Directe ; Channel (Calais) ; Département du Pas-de-Calais ; Département du Nord ; Ville de Villeneuve d’Ascq.
Conventionnement : Ministère de la Culture / DRAC Hauts-de-France ; Conseil régional Hauts-de-France.                                                                                                                                                                               Association : Comédie de Picardie (Amiens),  la Barcarolle, Centre culturel (Arques), Théâtre Jacques Carat (Cachan).

Compléter : http://www.ruedutheatre.eu/article/3164/simon-la-gadouille/