Publié le 18 avril 2018
Troisième voyage de presse dans la Loire. Décidément, nous l’aimons ce département qui présente mille et une merveilles. Dont quelques beautés patrimoniales que l’on vous contera, mais aussi un festival culturel de choix : l’Estival de la Bâtie. En juillet prochain.

Deux ans après notre découverte émerveillée des charmes de la Loire, nous revoici dans ce département décidemment épatant. Cette fois, les journalistes parisiens se sont déplacés en masse : une trentaine, de tout horizon médiatique et de tout coin du monde (un Libanais, un Espagnol, une Israélienne, une Brésilienne, etc.). Malgré quelques péripéties hasardeuses qui mirent à mal la fluidité de nos déplacements (un groupe, ce n’est jamais simple à gérer), ce voyage de presse fut plaisamment bucolique.

Nous débutâmes notre parcours par une visite pittoresque du village de Saint-Victor-sur-Loire, qui offre une vue imprenable sur les Gorges de la Loire. Mais pas seulement : une élégante petite chapelle datant du XIème siècle qui présente un autel torsadé de style baroque - par ailleurs très convoitée par les touristes et les futur.e.s marié.e.s, à 15 minutes en voiture de Saint-Étienne et à 420 mètres au-dessus de la Loire. Un « poumon de nature » duquel partent plusieurs randonnées pédestres ; et surtout, un site couronné « Pôle d’excellence pleine nature » par la région Rhône-Alpes. Anecdote amusante confiée par l’un de nos accompagnateurs : les habitants de ce village s’appellent les « croque-cerises » en hommage aux cerisiers qui le peuplèrent.

Après un déjeuner au château de ce même village, nous nous baladâmes sur les bords de Loire avant de repartir direction Montbrison, capitale du Forez et sous-préfecture de la Loire. Placée au cœur des Monts du Forez, cette ville abrite une Collégiale achevée au début du XVIème siècle parfaitement entretenue, et que foula un jour François Ier. À côté, la salle héraldique de la Diana. Un guide, fort enthousiaste, nous expliqua les origines architecturales et les particularités esthétiques de ce haut lieu d’histoire au plafond chargé de blasons. Dont celui des Bourbons et de la famille d’Urfé, incarnée par Claude, gentilhomme humaniste du XVIème siècle, élevé à la Cour de France, ami intime et fidèle serviteur de François Ier. Comme il est courant lors de ces visites culturelles, nous apprenons une autre agréable anecdote : l’origine du mot « céladon » (sorte de bleu-vert) qui provient d’un des personnages de « L’Astrée », roman fleuve de Honoré d’Urfé. Pas moins de 5 000 pages qui firent les ravissements de la Cour d’alors.

Se « loirer » ? Un régal

S’ensuivit la découverte de notre relai de silence 4* à Saint-Galmier, au nom insolent : La Charpinière. Puis, un dîner gastronomique à l’Amphitryon, assuré par le chef Xavier Thely. Une cuisine créative remarquée par le Michelin qui fut composée ce soir-là d’une entrée de foie gras aux lentilles beluga et ses tuiles croquantes ; puis, un cabillaud fondant et ses petits légumes de saison ; enfin, une tarte aux fraises au goût étonnant, pimentée d’une saveur pesto. Nelson Monfort nous fit la surprise de sa présence, qui fut honorée le lendemain pour la raison même de notre venue dans la Loire : la présentation presse de l’Estival de la Bâtie dans une des salles du château de la Bâtie d’Urfé. Un domaine, rappelons-le, classé Monument Historique qui fut restauré au XVIème siècle par Claude d’Urfé selon un goût Renaissance. Avec deux merveilles : un jardin humaniste et philosophique composé de buis et de topiaires ; et la grotte des rocailles qui réinterprète, dans une façade de coquillages et de pierres précieuses, les grands principes de la Mythologie et du Christianisme.

Revenons au cœur (non apparent, certes) de notre article : l’Estival de la Bâtie. Cet événement décrit comme « culturel, interdisciplinaire et intergénérationnel » fêtera en juillet prochain (du 5 au 21) sa huitième édition. Nouveauté de cette année : le festival n’aura lieu qu’au sein du Château pour renforcer cette atmosphère de conviviale communion qui le caractérise - seul changement majeur donc, pour un événement qui accueille, depuis sa création, des manifestations de grande qualité. De la musique avant tout, classique, instrumentale, romantique et moderne. Et plusieurs têtes d’affiche dont Pascal Amoyel, grand concertiste et pianiste français, parrain et programmateur de cette édition. Ravel, Mozart, Litz, Berlioz… Les plus grands seront joués, interprétés, réinterprétés.

L’Estival accueillera également des figures contemporaines telles que Rocio Marquez (figure montante du Flamenco), Souad Massi (chanteuse, guitariste et compositrice algérienne) ou encore le Plaza Francia Orchestra (anciens de Gothan Project). Un peu de danse contemporaine aussi avec la Cie Julien Lestel et du cirque avec la Cie d’irque&fien. Le festival programmera également des spectacles en journée dédiés aux familles et rythmés par des initiations artistiques, de la marionnette géante, des installations ludiques, etc.

Nous achevâmes notre voyage de presse par une visite guidée du Musée d’Art Moderne de la ville de Saint-Etienne qui abrite l’une des plus importantes collections en France d’œuvres des XIXe, XXe et XXIe siècles : 2 500m2 d’exposition, 20 000 œuvres, 1 500 pièces design. Nous découvrîmes avec plaisir l'exposition « Considérer le monde » créée à l'occasion du récent 30ème anniversaire du Musée : une composition de pièces modernes notoires (Dubuffet, Fernand Léger), étonnantes ou plus conceptuelles. Ce jour-là, nous bénéficiâmes par ailleurs d'un accès exclusif aux coulisses de l’installation d’une vague monumentale signée Jean-Michel Othoniel, en pavés de verre. Inauguration prévue le 25 mai prochain…

En somme, pourquoi la Loire ? Pour la richesse de son patrimoine ; pour l'envergure de son maillage culturel ; et pour son éclectisme total. Une attractivité en trois temps.

Cécile Strouk, envoyée spéciale de la Loire



Source : www.ruedutheatre.eu Suivez-nous sur twitter : @ruedutheatre et facebook : facebook.com/ruedutheatre