Michel VOITURIER Bruxelles
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Publié le 10 juin 2020
Les violences faites aux femmes commencent à être prises en compte dans les législations de nombre de pays. Des auteurs, désireux d’aider à la conscientisation de ces drames que constituent les féminicides et les viols, ont écrit des pièces denses.

Un fait divers

Le monologue écrit par Laure Chartier décrit un double parcours à la première personne. D’abord les circonstances et la violence ; ensuite les démarches entreprises pour porter plainte et être entendue.

Le texte a un aspect document-témoignage mais il exprime aussi les sentiments, les émotions ressenties par la victime, une jeune comédienne. Lorsqu’elle quitte seule le bar où elle a passé la soirée, elle s’étonne d’être suivie, d’avoir été remarquée par un homme, elle que personne ne remarque d’habitude. L’individu aura vite fait de la bousculer, de l’entraîner en profitant de la sidération qui s’est emparée d’elle.

Tout va vite. Et bientôt police et ambulanciers débarquent. Identification, interrogatoire, arrivée d’un psy, gynéco, nouvel interrogatoire, photos, prise de sang, ordonnance de médicaments, récit à nouveau au commissariat, calmants, coup de téléphone aux parents, information à la troupe avec qui elle répète. Les jours suivants, visite médicale et médication contre les maladies sexuellement transmissibles. Reprise de la vie quotidienne.

Se constituer partie civile marque le début du second parcours. Contact avec des avocats. Portrait robot pour l'enquête. Durant la reprise des répétitions, convocation pour identifier un suspect. Plus tard, convocation pour le procès. Séances chez un expert imbu de sa réputation avec interrogatoires culpabilisateurs sans ménagement. Procès reporté. Procès arrivé. Prédateur condamné.

Le côté humain du ressenti de la victime vient nourrir toutes ces étapes. Le texte permet avec son côté direct de partager les pensées de la jeune femme, fait ressortir les absurdités d’un système administratif et judiciaire, sentir l’alternance d’humanité et d’indifférence des différents protagonistes non impliqués directement. Il amène au partage des émois, des interrogations, des doutes ou des inquiétudes de la victime, ses colères, sa volonté de retrouver un équilibre, de se reconstruire.

L’écriture navigue entre description et perceptions, entre analyse et émotions, entre réflexion et révoltes. Elle exprime le besoin, la nécessité d‘exprimer pour réussir à aller au-delà de ce qui a été subi et a meurtri.

Un fait divers - Anna - Eros Médina

Anna

Pamela Ghislain mise plutôt sur les non-dits, la difficulté de communiquer, de mettre des mots sur le vécu. Les personnages de son histoire ne vont pas toujours au bout de leurs phrases. Certaines ne se terminent pas par un point mais restent comme en suspens ; d’autres sont interrompues par un tiret s’arrêtant net ou poursuivies par un autre protagoniste.

D’abord, il y a la famille réunifiée par intermittence pour des rituels de retrouvailles hebdomadaires : la mère, la fille, le fils qui ne vivent pas sous le même toit. À l’extérieur, il y a Victor, une relation de bistrot et une femme anonyme, témoin par hasard.

Dans le cercle de l’intime, on ne dit rien d’essentiel. On demeure dans l’illusion d’être une cellule bien vivante. Dans le monde extérieur, Victor est un macho ordinaire incapable de comprendre que lorsqu’une femme dit non cela ne signifie pas qu’elle refuse une relation sexuelle. La citoyenne témoin de l’acte ne parvient pas à intervenir et culpabilise. Lorsque la victime porte plainte, l’artificiel des liens sociaux se délite et plus rien ne se perçoit comme avant, même si on continue à faire semblant.

Les scènes, brèves, se succèdent avec comme alternance dialogues et monologues. Elles font surgir avec pertinence la difficulté à dépasser une parole banale et vide qui contourne tabous et problèmes pour éviter de voir en face les vérités du mal-être de chaque individu, pour éviter d’affronter les manques d’existences cantonnées dans un grand néant affectif entretenu à cause de la peur des mots.

Eros Médina

Alexina, la jeune actrice imaginée par Thierry Debroux, est assez complexe. L’auteur a en effet désiré exploiter plusieurs pistes. Au détriment sans doute de leur approfondissement. Mais chacune porte en elle de quoi alimenter la réflexion.

La première, induite par le titre, s’aventure dans les pensées, les interrogations de cette femme qui se sent épiée puis suivie par un autochtone selon les habitudes culturelles assez courantes en pays islamiques où elle séjourne en vue de tourner dans un film.

Ce film mène vers un autre ingrédient de cette histoire. L’actrice doit être filmée lors d’une fellation. S’ensuit un questionnement sur la différence entre la comédienne de chair bien réelle et le rôle qu’elle incarne dans une fiction, questionnement qui se prolonge par la difficulté rencontrée de tester la réaction de Dimitri, son compagnon, lorsqu’elle le mettra au courant du travail qu’elle devra fournir.

L’introspection commencée se prolonge par des allusions à la psychanalyse qu’elle a entreprise et qui la plonge dans de troublants souvenirs d’enfance liés à sa grand-mère dont elle porte le prénom. La voici alors dans le récit de l’aïeule avec son refus de voir sa petite-fille être baptisée de son patronyme, avec le récit cruel d’un viol en 1944 par un trio de soldats américains noirs.

L’écriture de ce monologue se penche sur les raisons des divergences profondes de comportement en fonction d’une culture. Elle se complète d’une méditation sur la difficulté de parole entre homme et femme pour dialoguer à propos de sexe et d’amour. Elle aborde la reconnaissance du désir féminin, les fantasmes nés dans l’enfance à cause d’un historique familial lié à un secret associé à la honte et à la violence tant humaine que judiciaire. Elle n’omet pas le problème aigu du risque de confondre le réel et le virtuel.

La nécessité de communication est un leit motiv de ce récit : « Le silence rend tout le monde malheureux » ou il « résonne infiniment plus longtemps que la colère » et encore : « Silence. Mot de genre masculin évidemment ».

le 8 août 2020 à 11:09
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Un fait divers - Anna - Eros Médina
à propos...
Violences féminicides

Lire : Laure Chartier, Un fait divers, Carnières, Lansman, coll. Poche, 2018, 44p. (8€)

         Pamela Ghislain, Anna, arnières, Lansman, coll. Théâre à Vif, 2020, 46p.(10€)

         Thierry Debroux, Eros Médina, Carnières, Lansman, coll. Théâtre à Vif, 2006,40p. (8€)

Compléter : http://www.ruedutheatre.eu/article/4223/cinglee/

                   http://www.ruedutheatre.eu/article/4266/asmeraldia-la-ou-les-larmes-ne-pourront-plus-nous-tomber-dessus/

 

  Photo : © Marianne Grimmont - Baptiste Maryns