Cécile STROUK Paris
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Publié le 14 mars 2017
Chez 'rue du théâtre', nous aimons la danse contemporaine, en particulier lorsqu'elle sait être si belle d’accessibilité. Après avoir arpenté plusieurs festivals, nous avons découvert non sans émerveillement les performances de Laura Arend, danseuse et chorégraphe franco-israélienne. Portrait.

Avant de rencontrer Laura Arend, nous avons rencontré son travail. D’abord, dans le cadre d’un festival de danse contemporaine accueilli au Théâtre Douze, au cours d’une performance chorégraphique de 10 minutes, IRMA. Un seul en scène où elle invoque les artifices de la mode, dans un corps souple et énergique qui semble déterminé à bousculer les choses. Puis, un mois plus tard, au Théâtre de Ménilmontant, pour une création de son cru, YAMA - voyage tripal inspiré d’un séjour en Inde. Mouvement, gestes, énergie, transe... Laura Arend, danseuse et chorégraphe franco-israélienne, a un besoin vital de bouger, « d’être dans la vie », de voyager dès qu’elle a un moment de libre et d’être sur scène. Car rien n’égale cette possibilité de s’oublier autant.

Vivre, bouger, rêver

Lorsque nous avons le plaisir de la rencontrer en ce dimanche ensoleillé de mars au café Loustic à Paris, elle nous confie son goût du spectacle depuis son plus jeune âge. Danser a toujours été pour elle aussi naturel que manger, parler ou marcher. Elle s’oriente, plus tard, vers des études au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse à Lyon, où elle se forme pendant 3 ans, avant de s’envoler à New-York. Pendant ces deux ans et demi, elle rejoint la prestigieuse Merce Cunninghan School puis, en tant que freelance, collabore au côté de nombreux artistes. Elle rejoint ensuite la Kibbutz Contemporary Dance Company, en Israël, où elle fait la rencontre d’un de ses maîtres en danse contemporaine, au côté de Pina Bausch et Sharon Eyal : Ohad Naharim, un « Dieu de la danse », précise-t-elle dans un souffle admiratif, fondateur du mouvement « Gaga » basé sur l’improvisation et la recherche sensorielle.

Laura Arend y intègre un programme d’échange pendant 5 mois avant d’effectuer une tournée de plus de 150 dates. Depuis, celle qui se définit comme une « pile électrique » n’a pas quitté Israël. Elle se dit profondément séduite par la vitalité artistique qui se dégage d’un état dans l’urgence de créer, sans limites. La chorégraphe-danseuse considère à ce jour n’avoir jamais rencontré d’aussi incroyable plateforme au monde en danse contemporaine. Là-bas, ça danse, ça bouge, ça transpire. Ce qui lui plaît, « c’est la danse qui danse : celle qui fait rêver, qui donne du plaisir, qui fait voyager, qui fait sourire et rire. » Elle cite, pour exemple, une phrase d’Akram Khan, évoquant l’envie de rendre la danse aussi universelle que le football.

Le mouvement accessible

Des voyages pour tous

En France, Laura Arend regrette cette tendance à l’intellectualisation qui rigidifie l'identité des disciplines artistiques. Bien sûr, elle reconnaît l’importance d’avoir un propos, mais il doit être compris de tous, et surtout vécu de tous. Inspirée de son voyage de 4 semaines en Inde, sa première création, YAMA, met en mouvement une chorégraphie cathartique entre positions yogi, moments de transe et improvisations.

Ce lien entre danse, esthétisme et voyage, qui signe la ligne directrice de son écriture, se retrouve dans sa seconde création FIVE. Motivée par l’envie de danser avec des professionnels israéliens, elle a recueilli tous les symboles associés à ce chiffre évocateur : 5ème jour de la Création, Chanel n°5, 5 filles Kardashian, etc. À partir de cette « salade d’informations » préalablement partagée avec ses danseurs pour qu’ils s’en imprègnent, elle a construit une performance de 50 minutes, scandée par 5 appels à la prière musulmane - difficilement dissociable d’Israël -, qui sera présentée à Avignon en juillet prochain au Théâtre Golovine.

Le succès de ses créations, auxquelles s’ajoutent quelques performances solos, dont l’une au Musée d’Art Contemporain à Tel Aviv, donne raison à Laura Arend lorsqu’elle affirme que la danse contemporaine peut et doit toucher un public large. Avec deux spectacles à son actif, une compagnie de danse (ndlr : Laboration Art Company) et des aller-retours incessants entre Paris et Tel Aviv, cette professionnelle de moins de 30 ans trace un sillon en passe de devenir une empreinte.

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