Cécile STROUK Lille
Contact
Publié le 6 février 2017
La Métropole Européenne de Lille accueille pour la troisième fois « Prise Directe ». Un festival déterminé à construire un monde plus juste et équilibré à travers la voix d’artistes et d’acteurs culturels engagés. Reportage.

Après notre escapade dans un Bordeaux avant-gardiste (voir Festival 30/30), nous nous sommes rendus à Lille - ville qui, malgré une pluie incessante, a exercé un charme sous lequel nous étions déjà un peu tombé deux ans auparavant. Nous avions alors été invités par les organisateurs emblématiques du Festival « Prise Directe » : Arnaud Anckaert et Capucine Lange, tous deux directeurs du théâtre du Prisme. Rebelote pour la troisième édition de ce festival itinérant du Nord dont l’identité est de donner la parole à de jeunes auteurs contemporains au cours de lectures et de rencontres.

Plume à l’anglaise

En tête de liste, nous retenons l’écriture redoutablement fluide, subtilement accessible et drôlement ficelée de l’Anglais Duncan Macmillan. C’est d’ailleurs lui qui a inauguré notre séjour avec une lecture inédite de « Séisme », à la bibliothèque de Mouscron, près de la frontière Belge.

Porté par deux comédiens déjà repérés dans « Revolt. She Said. Revolt Again » – dont la touchante et investie Mounya Boudiaf retrouvée le soir même, lors d’un concert de reprises sur fond de musique électronique – le texte a déployé l’histoire d’un couple, de la formulation de leur « désir » d’enfant à leur fin de vie. Une traversée existentielle ponctuée par des dialogues heurtés aux limites de l’indicible et des colères passagères. Avec un homme irresponsable et une femme hésitante et culpabilisante. Ça fuse, ça remue, ça explose et ça fait rire.

Un panel d’émotions retrouvé le lendemain lors de la lecture d’un second texte du même auteur, à la Ferme d’En haut, à Villeneuve d’Asq. « Toutes les choses géniales ». Cette fois, une lecture interactive, interprétée par un comédien à la bonhommie attachante, qui liste tous ces actes anodins qui le rendent heureux, malgré une mère suicidaire et une existence pas facile. Même humour décalé et si efficace.

L’usine comme catharsis

Autre texte repéré, bien que d’un tout autre genre : « 7 minutes ». Une lecture chorale dite par des femmes, certaines comédiennes, d’autres « redoutables » - nom donné à ces ouvrières de la Redoute qui témoignent, via l’écriture précise et humaniste de l’Italien Stefano Massini, de leur statut de salariées manipulées par la direction, ces « costars-cravates ». En l’occurrence, une réduction anodine de leur temps de pause qui symbolise, au fond, toutes les concessions déshumanisantes auxquelles elles sont (souvent) contraintes de céder. Cette lecture a résonné d’autant plus qu’elle fut suivie d’une discussion sur la nécessité de « dire » ces abus au plateau -  autre manière de faire entendre une communité de voix muselée.

Ici et maintenant

Outre la découverte de textes contemporains, l’intérêt de ce festival réside dans cette facilité à rencontrer l’autre - toutes celles et ceux qui participent à enrichir le théâtre vivant et que le festival n’oublie pas. Nous pensons notamment aux traducteurs, qui ont fait l’objet d’un échange animé autour des difficultés, beautés et enjeux de ce métier « historiquement féminin et précaire », précise Laurent Muhleisen, directeur artistique de la Maison Antoine Vitez. Métier où il convient de posséder le talent de défricher de nouveaux auteurs autant que celui de traduire des textes de commande avec souplesse et grande exigence linguistique.

Autre rencontre : celui d’un lieu, La Condition Publique à Roubaix. Dans cette ancienne usine de textile usine transformée en laboratoire artistique, nous avons interviewé 5 auteurs, réunis pour la première fois pour réfléchir à un projet autour des migrants et plus globalement, des problématiques liées au flux migratoire. Quatre Français et une Moldave, dont Guillaume Poix, découvert à la Mousson d’été, et Samuel Gallet, apprécié pour la pertinence éclairante de ses réponses sur un work in progress encore flou.

Sans nous étendre davantage, nous dirions que ce week-end fut riche en rencontres, en mots, en échanges et en engagement. « Prise Directe » est un festival ouvertement politisé, qui se bat activement pour faire entendre les voix silencieuses. Qu’elles soient artistiques, culturelles ou sociales. Un noble dessein qui rappelle le rôle essentiel de la culture dans l’ouverture des consciences individuelles et collectives.

Cécile Strouk, envoyée spéciale à Lille 

le 9 mars 2017 à 19:52
De : jean combo Titre : Témoignages de prêt Email combojeanluc@hotmail.com En cette nouvelle debut d'année 2017 j'aimerais donner un coup de pousse pour les personnes en détresse et amené la joie dans leur cœur. Vous qui avez des problèmes financiers, vous qui êtes rejetés par les institutions financières concernant une demande de prêt .En vue de rehausser votre chiffre d’affaire et de vous relancer dans vos projets financiers je suis un Homme certifié et légitimé qui accorde des prêts sous forme d’argent à tout personne de bonne moralité et susceptible de me rembourser à bonne date.Pour cela j'octroie ces prêts allant de 5.000€ à 5.450.000€ à un pourcentage de 2% dans les domaines ci-après : - Achat d’immeuble - Achat de voiture, moto - Grand projets bénéfiques - Mariage - Prêt Immobilier - Construction - Dette (etc…) Pour avoir plus d'exemple contacter MON E-MAIL combojeanluc@hotmail.com
Ici et maintenant